Mike Davis, guérilla dans les sciences sociales.

Mike Davis et Daniel B. Monk (dir.), Paradis infernaux. Les villes hallucinées du néo-capitalisme, 2008.

Yveline Lévy-Piarroux Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

« La plaine est morne et morte ― et la ville la mange. »
Emile Verhaeren, « La plaine » in Les villes tentaculaires

Image1Le titre anglais de l’ouvrage de Mike Davis et Daniel B. Monk est Evil Paradises: Dreamworlds of Neoliberalism (2007). Les traducteurs ont conservé l’oxymore de la première formulation. Les « mondes de rêve » sont devenus « les villes hallucinées », allusion croisée à deux recueils de poésie d’Émile Verhaeren, Les campagnes hallucinées (1893) et Les villes tentaculaires (1895), dans lesquels le poète belge évoque les bouleversements subis par les paysages traditionnels avec la révolution industrielle et son cortège d’usines, de mines, de corons. Davis et Monk, le premier surtout, et cela pratiquement dans l’ensemble de son œuvre, s’intéressent à ce qu’ils appellent le « néo-capitalisme », en sociologue et en géographe, ou, si l’on veut, en sociologue conscient que les hommes s’inscrivent dans les espaces. Décrire les lieux, c’est se donner les moyens de comprendre le comment, le pourquoi, peut-être aussi donner des armes pour que ça change : avec Davis, la dimension militante n’est jamais bien loin.

Le livre est constitué de treize contributions, plus une introduction générale par Davis et Monk, et, pour l’édition française, une postface par Éric Hazan. L’ensemble de l’ouvrage est placé sous l’égide des travaux d’architecture, d’urbanisme, de réflexion et de militantisme urbain de Michael Sorkin1 et d’une épigraphe de Walter Benjamin. Ni Davis, ni Monks n’ont renoncé à une posture « moderne » : étude de terrain, et sentiment que le chercheur en sciences humaines est utile au changement positif du monde. L’ensemble de l’ouvrage relève de trois lectures possibles : les informations dispensées par des spécialistes de « terrains » variés ; les analyses de cas, plus ou moins approfondies, et, sur un plan général, l’approche d’un phénomène mondial, même s’il reste (encore) marginal ; enfin, dans la lignée des travaux de Davis, un discours d’ensemble sur les dérives urbaines des sociétés, ce qui fait que le paradis des uns est l’enfer des autres.

Dès le texte introductif signé de Davis et Monk, le lecteur est prévenu qu’il s’agit de se demander où va « le capitalisme sauvage et fanatique », en travaillant sur le sens de ces « mondes de rêves » offerts par les sociétés contemporaines à ceux qui peuvent se les offrir. Les auteurs se situent dans ce qu’ils nomment le « boom de la mondialisation après 1991 », après l’effondrement du communisme, dans un monde livré entièrement au pouvoir immoral de l’argent où, écrivent-ils, « l’éthos du “malheur aux vaincus” n’est entravé par aucun vestige du contrat social, aucun spectre du mouvement ouvrier ». Après un rappel des écarts fantastiques de fortune dans les sociétés contemporaines, les auteurs, qui se situent à la fois dans la ligne de Walter Benjamin pour ses travaux sur Paris au 19e siècle et de Pierre Bourdieu (dans la version militante de la dernière période), retracent les méfaits du reaganisme aux Etats-Unis et dénoncent le fait que l’explosion des inégalités devient le moteur des économies. Du reste, ils soulignent (en avril 2007) les dangers de la bulle spéculative immobilière, et la crise actuelle leur donne évidemment raison sur ce point.

Bref, dans ce monde amoral, les riches (ou, dans certaines sociétés du tiers monde, les un peu plus riches que la masse des très pauvres) ont tendance à vouloir séparer leurs vies de celles du reste de la société. Ils y parviennent notamment en s’excluant délibérément, en créant de leur plein gré des ghettos, des espaces de résidences surveillées, lourdement gardées et sécurisées. Il s’agit donc de choix spatiaux.

La première contribution, de Franco d’Eramo, décrit plusieurs de ces tentatives, qui consistent à faire de l’urbain sans ville, dans le mall, énorme centre commercial, mais aussi dans les gated communities où les gens, surtout âgés, s’enferment volontairement. Ces microsociétés ne sont pas complètement hors du tissu social : il y a des jeunes et des immigrés ; ce sont ceux qui assurent les services… Le ton est donné : le monde marche à l’envers, et au lieu de lutter contre les exclusions, les gens préfèrent s’exclure eux-mêmes du groupe, pensant trouver tranquillité et sécurité surtout. Mike Davis, dans une interview filmée, souligne que, selon lui, là où il n’y a plus de mixité sociale règne l’insécurité. Il le montrait déjà pour la ville de Los Angeles (Mike Davis, 19982), où les maisons se « bunkerisent » dans certains quartiers. Or, comme le montrait d’ailleurs le film La zona,3 si par hasard un intrus pénètre dans le bunker, il peut y faire d’autant plus de ravages que les gens ont perdu le contact les uns avec les autres, et cette capacité à savoir ce qui se passe d’anormal chez son voisin. Parfois les centres commerciaux prennent la forme de « quartiers » urbains, qui miment les rues piétonnes des vraies vieilles villes d’Europe par exemple. La préface le dit, et Éric Hazan le reprend dans sa postface :4 les centres-villes des capitales historiques, Londres, Paris, se « gentryfient » et tendent à exclure lentement mais sûrement les pauvres, immigrés et autres gêneurs.

À partir de ce modèle états-unien, d’autres cités préservées à l’usage des privilégiés se sont constituées : on mettra à part le cas de Dubaï, déjà abordé plus longuement dans le petit livre de Davis Le stade Dubaï du capitalisme sur « la rencontre d’Albert Speer et de Walt Disney sur les rivages de l’Arabie » ([2006] 2007).5 Dubaï est certes une enclave pour les très riches de ce monde, mais elle montre aussi la volonté d’un État de se donner un avenir en surfant sur cette vogue de l’hyper-luxe. Les contributions de Marina Forti et de Laura Ruggeri évoquent respectivement des sortes de gated communities en Iran (Arg E Jadid) et à Hong Kong. Dans les deux cas, les privilégiés se tiennent à l’écart de la ville, quitte à faire de longs trajets pour se rendre au travail, et cultivent une forme de liberté bien à eux. En Iran, les femmes de Arg E Jadid portent de simple foulards et sont maquillées ; à Hong Kong, on cultive un mythe californien : le cas évoqué est celui de « Palm Springs », où les rues s’appellent Santa Monica Avenue ou Monterey Avenue. Le « modèle » californien est devenu une marchandise exportable comme une autre. Dans tous les cas, ce qui se travaille est une sorte d’extra-territorialité, une sorte aussi d’extra-sociétalité, si on peut parler ainsi. Le cas le plus fou, auquel l’auteur (China Miéville), pourtant spécialisé dans la science-fiction, ne croit pas lui-même, est celui du Freedom Ship, un immense paquebot grand comme une petite île, dont le pont supérieur est une piste d’atterrissage, qui pourrait accoster dans un lieu différent chaque mois par exemple. C’est surtout l’utopie d’un État flottant, qui pourrait déterritorialiser des services bancaires et faire échapper ses passagers à toute loi nationale. Le projet, issu de la Freedom Ship International, Inc., et qui devait naviguer sous pavillon de complaisance, semble aujourd’hui abandonné, mais on signalera à la curiosité qu’un autre projet du même ordre est en place à l’agence d’architecture Zoppini : le bateau AZ, sur le modèle d’une île flottante. On n’oubliera pas cependant que pour faire fonctionner des résidences de luxe, il faut de la main d’œuvre, et donc, on ne peut vivre exactement entre soi. Ce problème semble faire achopper un peu les projets.

Les autres études, celles qui concernent Kaboul (par Anthony Fontenot et Ajmal Maiwandi), Pékin (Anne-Marie Broudehoux), Johannesburg (Patrick Bond), Le Caire (Timothy Mitchell), Managua (Dennis Rodgers), Medellín (Forrest Hilton), et même Budapest (Judit Botnàr) et Paris (Eric Hazan) sont toutes des travaux sur la spéculation immobilière, et analysent la manière dont la ville se défait sous les coups de boutoir des investisseurs, avec une volonté marquée de séparation sociale entre riches et pauvres, tendant particulièrement à l’éjection des plus pauvres. De ces villes sans urbanisme, d’opérations parfois lourdes au bénéfice de quelques-uns, on prendra l’exemple de Managua : tout un réseau d’autoroutes a été construit à seule fin de permettre aux riches de circuler en ne traversant pas les zones pauvres de la ville, au nom de la sécurité. Après le tremblement de terre, seules les zones favorisées ont été réellement reconstruites et sécurisées, mais les gens craignaient la criminalité sur leurs trajets. Politique de l’exclusion, « délocalisation », « ville sans urbanité », sauvagerie des destructions du tissu ancien (à Pékin par exemple, dans le cadre de la préparation des Jo avec leurs infrastructures de haut niveau, qui ont fait appel à des architectes internationaux, et ont coûté la destruction et le relogement forcé de milliers de gens), expansion du Caire dans le désert, avec construction, là encore, de réseau routier important au détriment de terres cultivables… L’ensemble est en effet du point de vue des auteurs « infernal », même si les enclaves évoquées sont des « paradis » pour leurs habitants.

Reste une contribution, qui à première vue n’a rien à voir avec les autres, puisqu’elle traite de nouvelles stratégies militaires. Elle est signée d’un des deux directeurs de l’ouvrage, Daniel B. Monk, qui est spécialiste de ces questions, particulièrement autour du conflit entre Israël et les Palestiniens. Il y décrit la stratégie de l’« essaim », par laquelle les armées modernes (américaine évidemment, israélienne) conduisent leur réflexion : les armées sont high-tech et bien sécurisées, elles s’infiltrent dans la population civile et y mènent leurs combats, en partant du principe que les guerres modernes se feront entre une armée organisée et des irréguliers. Il évoque le champ de bataille « intelligent », mais surtout il relie lui-même son article à l’ensemble de l’ouvrage : « Les efforts [pour créer] un “paradis infernal” semblent dérisoires en comparaison des changements qui s’opèrent sur les rives du Styx, » écrit-il. Après la ville sans mixité sociale ni urbanité, la ville dont les vieux sont rois, et où jeunes et immigrés sont des exclus à qui il ne faut pas parler, après la construction de châteaux violemment postmodernes sur les ruines de la guerre (Kaboul), et la transformation d’un village de pêcheurs en enclave « sept étoiles » sur cent kilomètres de long (Dubaï), on pouvait penser que tout marchait déjà sur la tête : mais Monk pense que la mort elle-même est en train de disparaître, en tout cas dans la réflexion des armées en campagne.

L’ensemble de l’ouvrage est donc, comme on l’a dit déjà, et comme tous les ouvrages collectifs, à lire selon un double point de vue. On peut aborder chaque contribution séparément, avec la variété des tons (parfois plus descriptif, parfois plus strictement analytique), des lieux, des références. Mais précisément, cet ensemble constitue un tout, dans sa variété même, et c’est le monde dont il est question. De ce point de vue, il est à la fois dans la continuité du chapitre d’Ecology of Fear (Davis, 1998) paru en français sous le titre d’Au-delà de Blade Runner : Los Angeles et l’imagination du désastre (2006, a), lui-même publié à la suite de City of Quartz (Davis, [1990] 1997),6 mais il apparaît aussi comme le pendant du Pire des mondes possibles (Davis, 2006, b), puisque les « paradis infernaux » décrits dans cet ouvrage sont proches, parfois voisins, de ces mondes réellement pas du tout paradisiaques que sont les bidonvilles, de plus en plus nombreux, expansifs et inévitables. En somme, l’humanité se diviserait de plus en plus nettement en deux groupes : un tout petit nombre de privilégiés avec leurs territoires retranchés, leurs maisons « bunkerisées », ou, dans la version douce, leurs centres historiques « gentryfiés » et tout simplement leur immeuble moderne avec code et jardin et gardien dans des quartiers mixtes, et l’énorme masse des pauvres et exclus de toutes sortes qui ont le choix entre le bidonville (parfois loin du travail, et cher) et la rue (pour pouvoir travailler).

C’est toute la dimension militante du travail de Davis, dans une unité qui n’est pas exactement celle de l’objet, mais celle d’une pensée de révolté (sinon de révolutionnaire marxiste), ulcéré du creusement des inégalités, de l’accroissement des injustices, du peu de réponses apportées.

Certes, il s’entoure de moyens scientifiques, avec des recherches affinées et de nombreuses références : c’est encore le cas dans un livre récent, non traduit en français, The Monster at Our Door: The Global Threat of the Avian Flu (Davis, [2005] 2006), un travail en deux parties. La première brosse de façon détaillée l’histoire de la grippe humaine et de la grippe aviaire et de leur sinistre rencontre sous la forme du fameux virus H5n1. Davis considère comme acquis ce dont les scientifiques discutent encore : la transmission du virus d’homme à homme. Il considère comme acquis le fait qu’une grande pandémie menace l’humanité. Cela argumente sa seconde partie, qui porte sur les insuffisances tragiques du système de santé états-unien, son incapacité à faire face à un danger comme celui-là, à force de privatisations, d’exclusions, d’absence d’autorité d’ensemble (l’État ?) par exemple pour assurer la production et la répartition du Tamiflu si nécessaire. Il souligne aussi, bien sûr, que les énormes bidonvilles seront des terrains de choix pour l’expansion d’une pandémie.

C’est encore le cas de la Petite histoire de la voiture piégée (Davis, 2007), qui recense avec précision, dans un travail d’historien peut-être encore plus que d’anthropologue, l’histoire des attentats à la voiture piégée et d’une certaine façon, reprend le discours que j’évoquais au début : vous aurez beau vous barricader, dit-il aux riches, une simple voiture bourrée d’explosifs peut vous mettre en grave danger. Or, quoi de plus facile à se procurer qu’une voiture, quoi de plus simple, si on est bien décidé, qu’à la piéger ? Il montre aussi par quel paradoxe « infernal » c’est la Cia qui a appris à beaucoup (en Israël, en Irak) à s’en servir…

Si l’on peut évoquer ces ouvrages, apparemment très différents des études sur la ville et ses avatars, c’est que, finalement, Davis ne traite jamais que d’un seul sujet, le « néo-capitalisme », et qu’il ne se lasse pas d’en traquer les vices (vices de formes et vices au sens moral du terme). C’est un homme engagé, militant, convaincu, et souvent convaincant. C’est un chercheur qui n’hésite pas à donner son point de vue, qui est clair et qui correspond à des prises de positions politiques à l’extrême-gauche marxiste. Le monde « néo-capitaliste » fait régner le gaspillage des ressources et des lieux au profit de petits groupes, laissant la grande masse des humains dans la détresse physique et morale. Ce n’est pas le chercheur qui parle : très souvent, c’est l’homme qui s’indigne. On pourrait d’ailleurs faire remarquer un certain manichéisme dans ses travaux, qui décrivent un monde binaire : les très riches, dans des enclaves protégées, les très pauvres, dans des bidonvilles. On l’a cru géographe, parce qu’il travaille l’espace des sociétés, mais il est aussi sociologue, anthropologue et finalement historien. Il est surtout lui-même, un homme du peuple, qui a commencé à travailler très jeune avant de pouvoir faire des études et entrer, si l’on ose dire, dans l’establishment (mais en fait-il partie ?) universitaire. Un Américain qui aime son pays, mais le déteste d’être gouverné (économiquement et politiquement) comme il l’est. Un Californien qui ne rêve pas de retrouver les clichés de son État au pied de chaque aéroport, un homme passionné, cultivé, parfois agaçant, qui ne laisse jamais indifférent. Une espèce de Michael Moore des sciences sociales, avec beaucoup plus de rigueur scientifique, qu’il devrait parfois prendre soin de bien préserver. Un militant.

Mike Davis et Daniel B. Monk (dir.), Paradis infernaux. Les villes hallucinées du néo-capitalisme, Paris, Prairies ordinaires, 2008.

Bibliographie

Mike Davis, Au-delà de Blade Runner. Los Angeles et l’imagination du désastre, Paris, Allia, 2006.

―, « Beyond Blade Runner » in Ecology of Fear: Los Angeles and the Imagination of Disaster, New York, Metropolitan Books, 1998.

―, City of Quartz. Los Angeles, capitale du futur, Paris, Découverte, [1990] 1997.

―, The Monster at Our Door: The Global Threat of the Avian Flu, New York, Henry Holt, [2005] 2006.

―, Petite histoire de la voiture piégée, Paris, Découverte, 2007.

―, Le pire des mondes possibles. De l’explosion urbaine au bidonville global, Paris, Découverte, 2006.

―, Le stade Dubaï du capitalisme, Paris, Prairies ordinaires, [2006] 2007.

Mike Davis et Daniel B. Monk (dir.), Evil Paradises: Dreamworlds of Neoliberalism, New York, New Press, 2007.

Yveline Lévy-Piarroux, « Paris-palimpseste » in EspacesTemps.net, Il paraît, 11.5.2003.

Roman Stadnicki, « Mike Davis visite Dubaï » in EspacesTemps.net, Il paraît, 9.1.2008.

Jonathan Tourbier, « Une capitale pour le futur ? » in EspaceTemps.net, Il paraît , 11.1.2004.

Note

1 On trouvera des renseignements sur le site officiel de Michael Sorkin.
2 Traduit en français sous le titre Au-delà de Blade Runner : Los Angeles et l’imagination du désastre (2006).
3 La zona, propriété privée, Rodrigo Pla (réal.), Mexique, 2008 (titre original : La zona). On pourrait accessoirement gloser ce titre : au Mexique, les quartiers résidentiels s’appellent colonias et le mot « zona » y a les mêmes connotations négatives qu’en français. Il y aurait donc une vision paradoxale de la part de l’auteur, un peu comparable à celle des « paradis infernaux » : la vraie « zona » n’est pas dehors (le bidonville) mais bien dedans (la « colonia » bien propre).
4 Pour le livre d’Éric Hazan L’invention de Paris, voir Lévy-Piarroux, 2003.
5 Voir la critique de ce livre par Roman Stadnicki (2008).
6 Voir la critique de cet ouvrage par Jonathan Tourbier (2004).

Résumé

« La plaine est morne et morte ― et la ville la mange. »Emile Verhaeren, « La plaine » in Les villes tentaculaires Le titre anglais de l’ouvrage de Mike Davis et Daniel B. Monk est Evil Paradises: Dreamworlds of Neoliberalism (2007). Les traducteurs ont conservé l’oxymore de la première formulation. Les « mondes de […]

Yveline Lévy-Piarroux

Yveline Lévy-Piarroux est professeur à Paris (lettres, histoire des arts). Elle collabore à EspacesTemps depuis 1980 ; elle a coordonné plusieurs numéros des Cahiers : Voyage au centre de la ville, Je et moi. Les émois du Je et La fabrique des sciences sociales, notamment.

Pour faire référence à cet article

Yveline Lévy-Piarroux, "Mike Davis, guérilla dans les sciences sociales.", EspacesTemps.net, Livres, 23.03.2009
https://www.espacestemps.net/articles/mike-davis-guerilla-dans-les-sciences-sociales/