Tetsuo Yamaori

Spécialiste des religions japonaises et des civilisations comparées, il est actuellement directeur général du Centre de Recherches International des Études Japonaises (International Research Center for Japanese Studies) à Kyoto. Il est auteur d'un grand nombre de livres dont Nihonjin no shukyo kankaku (la sensibilité religieuse des Japonais), Nihon Hoso ShuppanKyokai, 1997 ; Aku to Ojo (le mal et la nouvelle naissance), Chuokoronshinsha, 2000 ; Kindai Nihonjin no biishiki (l'éthique et la poétique des japonais modernes), Iwanami Shoten, 2001. Il reçut le prix de la culture Watsuji en 2002 par son livre Aiyoku no seishinshi (la Passion : une histoire spirituelle), Shogakukan, 2001. Ses travaux scientifiques intéressent, non seulement les spécialistes de sa propre discipline (études des religions), mais également les chercheurs d'autres domaines dont l'histoire (en particulier l'histoire des temps anciens), les études folkloriques, l'anthropologie culturelle, et la littérature japonaise, tout en étant aussi connu du grand public.

Chassé-croisé des visibles et des invisibles dans le panthéon japonais. Peer review

‘Possession et Incarnation : l’interaction de Kami et de Bouddha’.

Tetsuo Yamaori et Julie Higaki | 16.02.2005

La nature des premiers échanges historiques entre les divinités natives du Japon (kami) et les bouddhas qui furent introduits au milieu du premier millénaire montre une forme particulière de syncrétisme qui consiste en deux systèmes polythéistes : le polythéisme « invisible » de la religion japonaise originaire (Shinto) et celui « visible » du bouddhisme, qui présentent des modes contrastés de mouvement divin.Les kami invisibles se cachent dans les forêts ou dans les [...]