Psychogeographic Riga.

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Image1C’est à Riga qu’il faut être en ce moment! C’est en tout cas ce que l’on se dit à l’annonce de la publication prochaine du guide urbain « Psychogeographic Riga », censé nous faire découvrir au visiteur l’autre face de la capitale lettone.

Ce guide, publié par l’équipe de Riga this week, magazine d’informations culturelles et touristiques qui paraît gratuitement tous les deux mois, abandonnera un temps la vieille ville et les innombrables immeubles art nouveau qui font de cette ville un véritable musée urbain et nous promet en échange de découvrir les « banlieues exotiques et peu explorées » de Maskačka, Grīzinkalņs, Čiekurkalns, Bolderāja, Vecmīlgrāvis, etc. Une question nous brûle alors les lèvres: pourquoi ce soudain engouement d’un guide touristique pour la périphérie de ce qui constitue son business ?

En fait, « Psychogeographic Riga » servira de catalogue au projet « artistique et culturel, interdisciplinaire et international » dénommé Re:publika qui se déroulera du 6 au 21 septembre. Spécifique à Riga, cet événement fait partie d’un projet plus large, Re_public art, soutenu par le programme européen Culture 2000.

L’ambition de Re:publika est claire: il s’agit de « contribuer au développement d’une espace (zone) culturel en dehors des limites étriquées du centre de Riga et d’attirer l’attention d’artistes sur l’environnement quotidien des périphéries ». L’objectif n’est pas, semble t-il, de sacraliser les « vrais gens » ou les « petites gens », mais de briser le rythme quotidien des banlieues, de créer des centres de libre-pensée et de création, et d’impliquer les locaux à tous les niveaux. Cela pourra prendre place dans des espaces privés ou publics, dans les appartements, les rues, les transports en commun, les boîtes aux lettres, les boutiques, etc. Bref, c’est l’exhaustivité spatiale.

Ingrīda Piĉukāne, artiste qui participe à l’événement, présente quelques unes des activités post-modernes qui seront proposées (arts martiaux, chant, danse, clubs anti-acooliques) et nous prévient que le visiteur sentira des bouleversements dans sa « Weltanschauung » (perception du Monde). Si tout cela semble très sympathique, les plus sceptiques ne pourront s’empêcher de voir dans ce projet la quête continue de la société du spectacle à la recherche de nouvelles scènes, de nouveaux acteurs et d’un public qu’il faudrait toujours étonner.

Un dernier mot sur le site internet de Re_public art, projet de recherche transnational, dont les noms des rubriques (« Space of empire », « Mundial », « Art sabotage » ou encore « Hybrid resistance ») et les titres des articles (« Ecstasy. Empire. Immanence », « Le lieu barré du parti », « Guérilla de communication », « Y a-t-il un monde de l’antiglobalisme ? ») ont des intonations bovéennes, géographiques et funky.

À voir, en ligne : Le site de Re: publika, avec le calendrier des manifestations.

Résumé

C’est à Riga qu’il faut être en ce moment! C’est en tout cas ce que l’on se dit à l’annonce de la publication prochaine du guide urbain « Psychogeographic Riga », censé nous faire découvrir au visiteur l’autre face de la capitale lettone. Ce guide, publié par l’équipe de Riga this week, magazine d’informations culturelles […]

Pour faire référence à cet article

"Psychogeographic Riga.", EspacesTemps.net, Brèves, 05.09.2003
https://www.espacestemps.net/articles/psychogeographic-riga/