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L’individuation et l’impersonnel.

Séminaire de l'UFR Sciences Humaines Cliniques, à Paris, les 17 et 24 mai.

Image1La notion d’individu a été, il y a quarante ans, soumise à des critiques simultanées mais divergentes dont on examinera d’abord quelques lignes de force : Gilbert Simondon établissait qu’il convient de considérer l’individu comme un résultat et non comme un principe en se fondant sur l’épistémologie de la biologie (L’individu et sa genèse physico-biologique, Puf, 1964). Dès lors que l’individuation est pensée comme une opération, et non pas comme la réalisation d’une entité préalable, elle fait intervenir des processus pré-personnels, impersonnels, qui sont comme une réserve pour les transformations ultérieures de ce qui n’est jamais que provisoirement un individu. Dans les mêmes années, Jacques Lacan proposait de repenser les destins pulsionnels comme des circuits caractéristiques d’un « sujet acéphale » (1964). À ces perspectives répondait Gilles Deleuze qui, dans Différence et répétition (1968), s’attachait à construire « un monde où les individuations sont impersonnelles et les singularités Préindividuelles ».

Image2Le séminaire étudie depuis l’an dernier comment se sont transformées les problématiques de l’individuation depuis la position de ces repères. Il examinera, cette année, comment l’individuation et l’impersonnel ont partie liée en épistémologie de la physique et de la biologie, en anthropologie et en psychanalyse. Il regroupera le Centre d’étude du vivant et les séminaires de Dea-Doctorat de Paul Laurent Assoun et de Monique David-Ménard.

Programme :

  • 17 mai : Céline Lefeve (Université Paris 7 – Denis-Diderot, Ufr Xavier-Bichat) « L’impersonnel, l’individu et le sujet chez Maine de Biran », de 16h à 18h, salle 206.

  • 24 mai : Charles Wolfe (Université de Boston, Centre de recherche en philosophie et Histoire des sciences). « Une théorie matérialiste du Soi », de 16h à 18h, salle 206.

Ufr Sciences Humaines Cliniques, Site St Lazare, 107, rue du Faubourg St Denis, Paris 10e.

Centre d’études du vivant. cev@paris7.jussieu.fr

Résumé

La notion d’individu a été, il y a quarante ans, soumise à des critiques simultanées mais divergentes dont on examinera d’abord quelques lignes de force : Gilbert Simondon établissait qu’il convient de considérer l’individu comme un résultat et non comme un principe en se fondant sur l’épistémologie de la biologie (L’individu et sa genèse physico-biologique, […]

Pour faire référence à cet article (ISO 690)

« L’individuation et l’impersonnel. », EspacesTemps.net [En ligne], Brèves, 2005 | Mis en ligne le 5 avril 2005, consulté le 05.04.2005. URL : https://www.espacestemps.net/articles/lindividuation-et-limpersonnel/ ;