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« Des Alpes à la mer : L’architecture d’André Gaillard. »

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Image1André Gaillard est né en 1921 à La Chaux-de-Fonds (Suisse). Il obtient son diplôme d’architecte en 1949 à l’École d’architecture de l’Université de Genève, où il est marqué par l’enseignement d’Eugène Beaudouin, et où il enseignera lui-même de 1951 à 1968. En Suisse, il participe à la construction de nouveaux quartiers de logements — notamment l’ensemble résidentiel de Morillon-Parc — et à l’édification des villes nouvelles d’Onex et de Meyrin. Il construit également des bâtiments publics comme le temple de Châtelaine, des écoles, ou encore le Centre international de conférences de Genève, avec l’architecte tessinois Alberto Camenzind. Il est aussi l’auteur de plusieurs opérations marquantes en Suisse romande : l’ensemble Numaga à la Chaux-de-Fonds — inspiré de la Cité Radieuse de Le Corbusier — ou la station d’Aminona, près de Crans-Montana.

L’exposition qui lui est consacrée présente ses dessins originaux, choisis parmi le fonds des Archives de la Construction Moderne de l’École Polytechnique, ainsi que de photographies provenant des archives iconographiques de son bureau. Elle se centre particulièrement sur les dessins de l’architecte en vue de la création de stations touristiques en montagne ou en bord de mer, de l’Espagne jusqu’aux Caraïbes.

Le visiteur de cette exposition sera particulièrement interpellé par la dimension démiurgique des projets, l’architecte ayant investi des terrains géomorphologiquement instables — comme une langue sableuse ou un terrain de haute-montagne — pour y faire naître, en projet ou en réalité, une ville aux dimensions fantastiques. Certains projets — dont, par exemple, « Super-Zermatt » — ne sont pas sans rappeler les constructions lunaires et subaquatiques imaginées par des scénaristes de science-fiction. D’autres font penser au décor des forteresses cachées des premiers James Bond, y compris les voitures de sport en arrêt et en mouvement. C’est ainsi toute une époque qui ressurgit au travers des visions de cet urbanisme.

L’exposition dans sa totalité, conçue comme une promenade donnant un accès direct à l’aspect matériel de la production, — ses dessins, photos et croquis ne sont pas mis sous verre — permet ainsi non seulement de parcourir le développement de la pensée architecturale de toute une génération mais également de porter une réflexion fascinante sur une partie importante de la création architecturale du 20e siècle.

Un ouvrage richement illustré de plus de 260 pages accompagne l’exposition. Publié sous la direction de Martine Jaquet, il réunit les contributions de plusieurs chercheurs, architectes et historiens de l’art, et peut être obtenu en librairie ou directement auprès de l’éditeur (les Presses Polytechniques Universitaires Romandes).

Organisateurs : Les Archives de la construction moderne de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne.

Image : André et Francis Gaillard, « Tour d’Aminona (Valais, Suisse) », vers 1970-71 © Acm-Epfl.

Résumé

André Gaillard est né en 1921 à La Chaux-de-Fonds (Suisse). Il obtient son diplôme d’architecte en 1949 à l’École d’architecture de l’Université de Genève, où il est marqué par l’enseignement d’Eugène Beaudouin, et où il enseignera lui-même de 1951 à 1968. En Suisse, il participe à la construction de nouveaux quartiers de logements — notamment […]
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