Martin Mourre

Doctorant en anthropologie sociale (Ehess, Céaf/Université de Montréal), je m’intéresse dans mon travail aux formes et aux fonctions que prend la mémoire sociale, particulièrement la mémoire coloniale, au Sénégal. Je me base essentiellement sur le souvenir d’une répression de tirailleurs sénégalais, la répression de Thiaroye survenue en 1944 pour établir cette sociographie de la mémoire sénégalaise. Plus généralement, je m’intéresse aux nouvelles économies narratives en Afrique de l’Ouest à travers le thème de la culture populaire qui permet de saisir certains processus politiques à l’œuvre dans la région.

Expérience sociale et champ migratoire au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

(A) Momar-Coumba Diop (dir.), Le Sénégal des migrations. Mobilités, identités et sociétés, 2008. (B) Jean Schmitz (dir.) « Migrants ouest-africains. Miséreux, aventuriers ou notables ? », Politique africaine, n° 109, 2008.

Martin Mourre | 26.03.2012

L’étude des migrations, principalement des pays du Sud vers ceux du Nord, mais pas uniquement, constitue un des axes les plus importants et les plus féconds pour analyser les dynamiques sociales contemporaines. Accès et agencements des logiques de développement, question de bonne gouvernance et de décentralisation, accueil et rôle des migrants dans les pays d’émigration, [...]