Une alliance renouvelée ?

Colette Zytnicki et Habib Kazdaghli (dir.), Le tourisme dans l’empire français. Politiques, pratiques et imaginaires (XIXe-XXe siècles), 2009.

Adeline Vasquez-Parra

Image1Publié en 2009 par la Société française d’histoire d’outre-mer, Le tourisme dans l’empire français. Politiques, pratiques et imaginaires (XIXe-XXe siècles) rassemble quelque trente-deux chercheurs et apparaît comme le fructueux résultat d’une collaboration à la fois interdisciplinaire et interculturelle : peut-on d’ailleurs envisager une étude détaillée du tourisme, lieu hybride s’il en est, en dehors de ces deux cadres ? L’ouvrage dirigé par Colette Zytnicki et Habib Kazdaghli s’inscrit dans le regain d’intérêt que la recherche universitaire porte à l’étude du tourisme ; il fait suite à de nombreux colloques organisés autour de ce thème, articles et ouvrages collectifs récemment parus en Amérique du Nord et en Europe (Auvo Kostiainen, Taina Syrjämaa, 2008). Consacré au tourisme dans le monde colonial français, ce collectif propose d’« interroger sous un angle nouveau le fait impérial, une façon de le revisiter afin de faire émerger des interrogations et des aspects inédits » (Zytnicki et Kazdaghli, 2009, p. 7). Les auteurs ont choisi de cadrer leur étude sur le Maghreb, bien que d’autres anciennes colonies françaises soient abordées, comme le Vietnam ou même un Territoire d’Outre-Mer, celui de l’île de la Réunion. L’ouvrage est ainsi divisé en trois parties qui s’articulent autour des thèmes suivants: « du voyage au tourisme dans les colonies »; « le tourisme en situation coloniale : propagande, institutions et hommes » et « du tourisme colonial au tourisme contemporain ». Ces trois grandes parties regroupent des analyses sur les supports du tourisme : propagande publicitaire (Tayeb Boutbouqalt ; Valero Alet ; Habib Kazdaghli) revues (Jacques Cantier), cinéma (Alison Levine Murray) ; ses acteurs : les excursionnistes français (Daniel Nordman) ou Catalans (Jose Luis Villanova), les colons et les colonisés (Emmanuelle Pevel), les militaires (Arnaud Berthonnet ; Rémy Pech) ; ses pratiques : du « Grand Tour » (Lucette Valensi) à l’hivernage (Jean-Jacques Jordi), les sports et loisirs (Evelyne Combeau-Marie ; Denis Voituret ; Hassan Ramou), le colonialisme politique (François Dumasy ; Claire Llanes, Mimoun Hillali) ; l’éducation (Driss Abbassi) ; ses infrastructures (Geneviève Falgas ; Sylvain Pattieu) : les routes (Serge La Barbera), stations balnéaires (Claire Villemagne), transports (Driss Abbassi ; Driss Boumeggouti), objets et sites du patrimoine (Liliane Barakat-Buccianti ; Myriam Bacha ; Dendani Lassaad ; Laurence Tibère) et ses représentations dans les imaginaires collectifs (Naim Ghali ; Alain Messaoudi ; Jean-Pierre Lozato-Giotart ; Mohamed Naciri ; Sophie Dulucq). L’intérêt de l’ouvrage se situe d’ailleurs dans les interactions opérées entre acteurs, pratiques et représentations.

Comment comprendre la multiplication des enquêtes sur le tourisme ? Est-ce lié à la dimension économique du tourisme, à l’heure où la plupart des États-nations occidentaux sont passés à l’ère postindustrielle et comptent donc sur l’exploitation du tourisme comme ultime instrument de leur rayonnement politico-culturel atténué par la mondialisation ? Ou faut-il au contraire y voir, sous l’impulsion de nouveaux courants d’idées, un retour sur les erreurs du colonialisme occidental pour interpréter l’histoire à des fins idéologiques ? Malgré la tentation de tomber dans ces deux pièges, dichotomiques mais caractéristiques de notre contemporanéité, la compilation d’analyses rassemblée dans Le tourisme dans l’empire français tente d’y échapper en variant les points de vue : les perceptions des colonisés sont tout autant prises en compte que celles des colonisateurs. Toutefois, c’est au regard de ces derniers que le tourisme est conçu comme instrument idéologique: « la fonction idéologique du tourisme n’est pas morte avec la fin de la domination impériale » (Zytnicki, Kazdaghli, 2009, p. 13) à l’origine des visions stéréotypées répondant aux désirs d’exotisme promis par les colonies. Comme le précise Edward Said : « L’Orient a été orientalisé non seulement parce qu’on a découvert qu’il était “oriental” selon les stéréotypes de l’Européen moyen du dix-neuvième siècle mais encore parce qu’il pouvait être rendu oriental » (Said, 1980, p. 18). De cette façon, une des questions récurrentes du livre (si ce n’est la question centrale) à laquelle chacun tente de répondre s’impose en écho à la phrase de Said : le tourisme en Afrique du Nord vient-il conforter cette image développée par le colonialisme de l’Orient fantasmé ?

Voyageurs, aventuriers et écrivains.

Les perceptions de l’élite française face aux colonies restent parmi les préoccupations majeures de la mise en tourisme dans l’empire. L’élite littéraire va en effet jouer un rôle essentiel en s’attardant longuement dans ses œuvres sur des géographies enracinées dans le réel mais recouvertes d’une étoffe mythique, qui alimenteront fantasmes et désir de voyage collectif en France. Les récits de Pierre Loti ou ceux plus anciens de Chateaubriand selon Mimoun Hillali, de même que les « tableaux et écrits d’Eugène Delacroix (1832), tout comme les récits tendancieux de Charles de Foucault (1883), ont certainement servi d’outils de débroussaillage colonial » (p. 123).

Ce débroussaillage colonial, composé de récits de voyageurs, d’écrivains et d’aventuriers, va même jusqu’à autoriser un imaginaire littéraire qu’une certaine élite de la métropole aura plaisir à entretenir. Le touriste n’est alors qu’un pèlerin qui marche sur les traces de ceux qui l’ont précédé comme l’explique Lucette Valensi : « il découvre des sites qu’il n’a jamais vus mais en même temps vérifie ce que les auteurs antérieurs lui ont fait pré-voir » (p. 26). Notons également la participation, parmi ces élites, des services diplomatiques et militaires qui, à plusieurs reprises, balisent les sites qu’il faut avoir vu notamment après les guerres napoléoniennes (p. 20). L’élite sociale, aristocratie et bourgeoisie européennes du 19e siècle notamment, utilisent le tourisme à des fins souvent médicales surtout pendant l’hiver. Cet hivernalisme fait l’objet de tout un article de Jean-Jacques Jordi qui met en avant les vertus médicales associées à l’époque aux villes méditerranéennes : « dans les années 1870, médecins français puis anglais s’imaginent que le doux climat d’Alger est plus sain pour les maladies des bronches » (p. 31). Cette élite saisonnière se confond souvent avec les colons eux-mêmes comme le remarque Dendani Lassaad « notons qu’il est difficile, à cette période, de distinguer le touriste du voyageur et de l’hiverneur » (p. 52).

Un facteur de changement dans les relations sociales.

La fréquentation touristique des villes entraîne un rapprochement entre indigènes et européens, ces derniers étant souvent perçus comme les parangons du raffinement : « À Alger, ces Anglais étonnent et font rêver » (p. 33). Le tourisme se particularise et devient entre autre sportif, objet d’une nette distinction sociale pour ceux qui le pratiquent : « un entre-soi mondain, entre gentlemen-amateurs » (p. 47) pour Evelyne Combeau-Mari et Denis Voituret, mais il induit par ailleurs des rapports distendus entre sexes opposés. En effet, les femmes ont « un meilleur accès à la sphère publique » (p. 38) en participant à des activités de plein air souvent réservées aux hommes. Avec l’apparition de « l’excursionnisme, les femmes sont en marche, au sens propre comme au sens figuré » (p. 48). Emmanuelle Pevel souligne que le tourisme peut aussi se concevoir comme le lieu de recréation où les colons viennent partager des bribes de métropole à l’abri des colonisés et du quotidien : « en cela ils se récréent parce qu’ils recréent un peu leur patrie » (p. 140). Il se dégage de l’ouvrage une impression d’immuabilité des rôles à la fois des indigènes et des colons qui sortent renforcés au travers du tourisme comme le démontre le mouvement de mobilité coloniale créé à cet effet en 1870. Tayeb Boutbouqat mentionne qu’il s’applique : « à mettre en exergue un sentiment de grandeur et un besoin pressant de suprématie à l’échelle universelle » (p. 97). En cela, le tourisme chante l’action civilisatrice du colonialisme, « la propagande coloniale tenait absolument à faire passer un message où la puissance protectrice semblait avoir réussi à apprivoiser les indigènes en leur apportant les progrès de la modernité dont le tourisme n’était qu’un aspect » (p. 107). En outre, les choix entrepris par la métropole pour apprécier le patrimoine des colonies sont souvent liés à la mise en valeur de l’action coloniale à l’instar de la Tunisie comme le précise Myriam Bacha : « le patrimoine a pu être instrumentalisé pour servir différents intérêts » (p. 156). Un article d’Alain Messaoudi est consacré à une tentative de revalorisation du patrimoine islamique nord-africain dans le but de le franciser (façon détournée de se l’approprier) car « en mettant en valeur ces édifices religieux, on affirme la possible conjonction de la francité et de l’islamité en Algérie » (p. 171).

De la folklorisation culturelle.

D’autre part, le patrimoine vivant (traditions culinaires, vestimentaires et autres) peut également se voir adapté de manière à « incarner » une culture particulière livrée à des touristes en quête de significations comme le démontre bien Laurence Tibère au travers de l’alimentation réunionnaise présentée comme symbole de la créolisation :

l’organisation de l’offre alimentaire face au touriste métropolitain peut participer à la réhabilitation d’un patrimoine dans le cadre d’une rencontre, d’un cheminement de part et d’autre. Jusqu’où va la mise en scène et où se placent les limites de l’adaptation. (p. 420)

La culture mise en scène par le discours touristique devient pour François Dumasy « une confrontation directe et trompeuse entre le touriste et des colonisés figés dans un essentialisme coloré et folklorisé » (p. 256). Ce paternalisme colonial enferme l’indigène dans une position d’infériorité à la fois intellectuelle et culturelle, son folklore devient un faire-valoir pour les colons nécessairement plus civilisés. La reprise de la culture arabe a donc une fin politique : elle tend à nier « la capacité d’expression de l’indigène tout en réinvestissant la culture locale » (p. 265). De plus, la folklorisation devient une manière de figer dans le marbre les coutumes locales souvent jugées en retard comparativement à la civilisation française technique et industrieuse, comme l’indique Serge La Barbera : « la volonté des colonisateurs d’être perçus comme les représentants d’une civilisation technique ne fait qu’accroître son importance et contribue à sa mise en relief » (p. 195). On compte néanmoins des associations telles que Tourisme et travail (née en 1944) qui invitent les touristes à réfléchir « à la propagande coloniale promue par le tourisme » selon les termes de Sylvain Pattieu (p. 336). Dans son caractère, l’association croit essentiel de ne pas « céder à certaines représentations coloniales ni de s’inscrire dans les malentendus et les illusions d’un tourisme basé sur des inégalités » (p. 336). Ce nouveau tourisme à visée éthique n’est pas sans rappeler le tourisme équitable contemporain. Il engage pourtant, selon l’auteur de l’article, à des clichés de même nature, « de la même façon, les activités dans les souks participent à un enchantement touristique » (p. 344). Cet enchantement, artificiel et attendu, participe pleinement à l’aspect avant tout économique de l’activité touristique qui se doit d’adapter ses parcours aux désirs de touristes-consommateurs et aux exigences du marché. À ce titre, le tourisme démontre toute son appartenance à une économie mondialisée qui laisse peu de marge de manœuvre aux pouvoirs publics et aux responsables locaux. Ainsi, comme le note Jean-Pierre Giotart :

Les pouvoirs publics se penchent sur les adaptations rendues nécessaires par les nouvelles exigences des touristes et les nouveaux types d’investissements indispensables pour conserver des parts dans un marché touristique international de plus en plus concurrentiel (p. 430).

Si l’ouvrage propose diverses analyses qui démontrent la possible hiérarchisation des cultures dans la mise en tourisme, il n’en reste pas moins que cette hiérarchisation s’appuie sur des attributs socioculturels. En effet, les stéréotypes des Européens vis à vis des civilisations arabo-musulmanes ont largement contribué à essentialiser les cultures autochtones. Les femmes orientales en particulier sont victimes des attitudes européennes patriarcales et sexistes qui les emploient à les percevoir que par leur attrait sexuel : « ces femmes mythiques dont les danses exaltaient les sens masculins » (p. 34). Cette vision érotique de l’Orient libre de ses mœurs touche au plus profond la mémoire culturelle des pays colonisateurs en ce que nombre de ses élites l’ont maintes fois chanté, ainsi selon Driss Boumeggouti : « cet érotisme oriental, tour à tour inaccessible et morbide, attrayant et répulsif, mais toujours fascinant alimentait fantasmes et imaginaires et poussait à une découverte jamais satisfaite des pays » (p. 372). Le tourisme façonne alors dans ce cas précis une mythologie accessible que l’on retrouvera dans « le discours et l’image à connotation érotique, voire sexuelle, dans la publicité touristique moderne » (p. 372), images, qui, dans certaines situations, mettent en exergue des corps voire des paysages sexualisés.

Du tourisme colonial à aujourd’hui: quelle (dis)continuité ?

Le tourisme sous l’ère coloniale a pourtant pu contribuer au développement économique local : « le grand avantage de cet héritage touristique est sûrement l’essaimage d’une structure hôtelière et d’une infrastructure touristique non négligeable » (p. 132). En ce sens, il apparaît important de marquer la différence entre les substantifs « colonial » et « colonialiste ». Selon Albert Memmi : « si tout colonial est en posture immédiate de colonisateur, il n’y a pas fatalité pour tout colonisateur à devenir un colonialiste » (Memmi, 1957, p. 43). De cette façon, le développement économique produit par le tourisme dans des régions anciennement colonisées ajoute à la complexité des rapports entre ancien colonialisme politique et nouvelle modernité technologique et économique.

D’ailleurs, si l’ouvrage traite du tourisme pendant la période coloniale, les analyses qu’il expose ont toutes été produites à l’heure postcoloniale. Par conséquent, c’est à la lumière du prisme moderne chargé de tout son champ d’interprétations et de sa distance temporelle et réflexive qu’il apporte des significations aux faits jugés pertinents par les auteurs. Ainsi, le touriste sera redéfini plusieurs fois tout au long de l’ouvrage et dans des termes différents voir contraires : « pour que touristes il y ait, il faut une dimension esthétique à l’expérience du voyage » (p. 18) ; « notons qu’il est difficile à cette période de distinguer le touriste, du voyageur et de l’hiverneur » (p. 52) ; « le touriste peut être défini comme le voyageur qui ne parcourt les pays que par curiosité et désœuvrement » (p. 326). Si les différentes acceptations du touriste changent en fonction du contexte ou de la période historique, il apparaît difficile d’étudier le tourisme comme une entreprise stable dont la continuité se serait maintenue dans le temps et l’espace. Cette approche terminologique confère à l’ouvrage une structure quelque peu éclatée. Ainsi, l’ouvrage a privilégié une structure chronologique aux dépens d’axes thématiques qui auraient dégagé des analyses certes diverses mais rassemblées autour de notions communes. Ce choix implique malheureusement des redondances : la redécouverte du patrimoine archéologique romain de la Tunisie est par exemple plusieurs fois envisagée comme une valorisation par la France coloniale de la pax romana, qui y voit là une manière détournée de mettre en avant sa propre action impériale. Le lecteur doit donc revenir sur des idées déjà évoquées et se lasse quelque peu de relire ce qu’il a déjà précédemment parcouru.

Pour finir, l’ouvrage émet l’hypothèse d’un tourisme renouvelé, débarrassé de cette alliance encombrante qui le lie à son histoire coloniale. À l’évidence, pour Naim Ghali, « il devrait pour cela se développer en symbiose avec le tourisme écologique, montagnard, sportif, de remise en forme et le tourisme d’affaires » (p. 410). À ce titre, même si la mondialisation est vécue par beaucoup de ces anciennes colonies comme une nouvelle forme de colonialisme qui acculture et homogénéise certaines traditions ancestrales, cette dernière autorise de nouvelles pratiques touristiques. En effet, le tourisme dit éthique, de surcroît, le woofing, le couch-surfing etc. ne sont-ils pas de nouvelles formes de tourisme apparues grâce à la mondialisation ? Ces pratiques bouleversent les modes d’échanges et de rencontres. Ainsi, le tourisme nous offre l’opportunité de revenir sur les méfaits du colonialisme mais peut-être nous donne-t-il aussi la chance d’en sortir en créant de nouveaux espaces d’échanges en dehors des cadres traditionnels, car, comme le précise l’anthropologue Arjun Appadurai :

Dans la mesure où l’État-nation entre dans sa phase terminale, nous pouvons déjà nous attendre à découvrir autour de nous des matériaux pour reconstruire un imaginaire post-national (Appadurai, 2005, p. 58).

Colette Zytnicki et Habib Kazdaghli (dir.), Le tourisme dans l’empire français. Politiques, pratiques et imaginaires (XIXe-XXe siècles), Saint-Denis, Société française d’histoire d’outre-mer, 2009.

Bibliographie

Arjun Appadurai, Après le colonialisme. Les conséquences culturelles de la globalisation, Paris, Payot, 2005.

Auvo Kostiainen, Taina Syrjämaa, Touring the Past: Uses of History in Tourism, The Finnish University Network for Tourism Studies (Funts), Discussion and Working Papers No 6, Savonlinna 2008.

Albert Memmi, Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Paris, Gallimard, 1957.

Edward Said, L'Orientalisme. L'Orient créé par l'Occident, Paris, Seuil, 1980.

Résumé

Publié en 2009 par la Société française d’histoire d’outre-mer, Le tourisme dans l’empire français. Politiques, pratiques et imaginaires (XIXe-XXe siècles) rassemble quelque trente-deux chercheurs et apparaît comme le fructueux résultat d’une collaboration à la fois interdisciplinaire et interculturelle : peut-on d’ailleurs envisager une étude détaillée du tourisme, lieu hybride s’il en est, en dehors de […]

Adeline Vasquez-Parra

Doctorante en histoire au centre d’études nord-américaines (Cena) de l’Université Libre de Bruxelles. Ses recherches portent sur les minorités francophones notamment acadiennes d’Amérique du Nord et l’exploitation du discours historique dans l’industrie du tourisme et des nouvelles technologies. Publication récente: « La stratégie du réseau social (grassroot networking) pendant la campagne présidentielle de Barack Obama, août-novembre 2008 : discours et symboles du mouvement social » in Signes, Discours et Sociétés, n° 5, « Communication et discours politiques : actualités et perspectives », 22 juin 2010.

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Adeline Vasquez-Parra, "Une alliance renouvelée ?", EspacesTemps.net, Books, 29.08.2011
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