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Les sciences sociales en mutation.

[Annonce :] Colloque international et pluridisciplinaire à Paris, du 3 au 6 mai.

Image1Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, les sciences humaines et sociales ont vécu un âge d’or. Elles se projetaient vers l’avenir avec confiance dans le progrès. L’espace de leurs analyses était souvent celui des États-nations et de leurs relations internationales, elles se posaient fréquemment la question de l’engagement et se définissaient assez largement en référence à des conflits ou à des luttes — sociales, nationales, anti-colonialistes… Elles s’organisaient, d’autre part, autour de quelques grands paradigmes ou systèmes théoriques.

Tout a changé. Le doute, les inquiétudes se sont installés. La mondialisation a mis en cause le cadre classique des analyses dont certaines deviennent « globales ». Le nombre de chercheurs a explosé et la figure classique du « grand intellectuel » semble désormais menacée de disparition. Une poussière d’orientations semble prendre la place des quelques « grandes théories » du passé. La notion de sujet revêt une importance inédite.

Faut-il parler de crise ? De continuité ? De poursuite d’un processus d’accumulation des savoirs nécessairement plus ou moins chaotique ? Ou bien plutôt de mutation ?

Pour aborder ces changements de façon ouverte, internationale et pluridisciplinaire, c’est cette dernière perspective qu’adoptera le Cadis, Centre d’analyse et d’intervention sociologiques[1] (Ehess/Cnrs), en organisant, sous la responsabilité scientifique de Michel Wieviorka et avec la collaboration d’Aude Debarle et Jocelyne Ohana, un colloque international et pluridisciplinaire consacré à la mutation des paradigmes en sciences sociales. Ce colloque envisagera plus précisément trois types de questions :

  • Théoriques : quels sont les nouveaux modes d’approche, les nouveaux outils analytiques ?

  • Concrètes : quels sont les enjeux actuels et futurs de la recherche en Shs ?

  • Disciplinaires : quelles relations avec les sciences « dures », les sciences cognitives, la philosophie politique ?

Le colloque se tiendra les mercredi 3, jeudi 4 et vendredi 5 mai au Ministère délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche et le samedi 6 mai à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, à Paris.

Entrée réservée aux inscrits : aucune inscription ne sera possible sur place. Se munir obligatoirement d’une pièce d’identité.

Responsable scientifique : Michel Wieviorka, avec la collaboration d’Aude Debarle et Jocelyne Ohana.

Contact : Mme Bernadette Drieux[2] Ehess-Cadis, 54 bd Raspail 75006 Paris. Fax :

Lieux: Ministère délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Amphithéâtre Poincaré, 1 Rue Descartes, 75005 Paris (Entrée par le 25, rue de la Montagne Sainte-Geneviève); Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Amphithéâtre, 105 Bd Raspail, 75006 Paris.

Compte tenu du nombre de places, les inscriptions sont closes. France Culture consacrera néanmoins deux émissions au colloque : mardi 2 mai de 19h30 à 20h30 « La suite dans les idées » ; mercredi 3 mai de 7h40 à 9h « Les Matins de France Culture ».

Endnotes:
  1. Centre d’analyse et d’intervention sociologiques: http://www.ehess.fr/cadis
  2. Bernadette Drieux: mailto:drieux@ehess.fr

Résumé

Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, les sciences humaines et sociales ont vécu un âge d’or. Elles se projetaient vers l’avenir avec confiance dans le progrès. L’espace de leurs analyses était souvent celui des États-nations et de leurs relations internationales, elles se posaient fréquemment la question de l’engagement et se définissaient assez largement en […]

Pour faire référence à cet article

"Les sciences sociales en mutation.", EspacesTemps.net, Brèves, 27.04.2006
https://www.espacestemps.net/articles/les-sciences-sociales-en-mutation/